Fédération du Tourisme Madagascar : acte fondateur le 20 sept. 2017

Tous les acteurs touristiques du secteur privé se sont réunis le 20 septembre dernier à Antananarivo, afin de mettre en place une confédération au service du tourisme Madagascar.  Au cours d’une longue, très longue journée, les participants ont donc élaboré tous les documents nécessaires afin que cette confédération puisse voir le jour. Ils ont donc travaillé ensemble afin de dégager les statuts de la confédération du tourisme Madagascar, les règlements internes ainsi que le code éthique.

Toutes les règles mises en place permettront à chacun d’avoir la même ligne directrice afin de pouvoir avancer ensemble et appuyer l’évolution du secteur tourisme Madagascar. Un conseil d’administration provisoire a également été mis en place. Et c’est Patrice Raoull, directeur du développement chez Boogie Pilgrim et cofondateur de Boogie Events, qui a été nommé président du conseil d’administration provisoire. Les autres membres du bureau sont Lytah Razafimahefa (Vice-Président) et Mirana Ralison (Trésorière). Les membres fondateurs, composés des groupements, associations et entreprises privées, sont au nombre de 32. « L’idée de cette confédération ne date pas d’hier, cela fait un an que le travail a commencé mais le résultat n’est visible que maintenant », explique Patrice dans sa première déclaration officielle.

Cette confédération résulte de l’expérience des professionnels du tourisme qui ont uni leurs compétences afin d’offrir un développement durable au secteur touristique. Patrice a également ajouté que « cet aboutissement ne repose pas uniquement sur les acteurs touristiques du secteur privé, mais aussi sur différents partenaires techniques dont la Banque mondiale. Cette fédération est un outil permettant d’avoir un meilleur poids dans les négociations gouvernementales afin d’appuyer le développement du secteur tourisme Madagascar ». En effet, le secteur privé a du mal à se faire entendre et à négocier avec les entités publiques et parapubliques (Air Madagascar notamment…).

À titre d’exemple, « Le secteur privé ne savait pas vers qui se tourner face aux problèmes causés par la mise en place de la Redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (RDIA, destiné à la rénovation des aéroports d’Antananarivo et Nosy Be). Les négociations des professionnels du tourisme avec les entités publiques n’ont pas abouties car les actions se sont éparpillées », explique Mme Hely Rakotomanatsoa, membre fondateur de la confédération du Tourisme Madagascar.

La confédération du Tourisme Madagascar sera donc l’unique interlocutrice du secteur privé au niveau de l’état, des bailleurs de fonds et des instances internationales.

Par ailleurs, les membres de cette nouvelle structure se veulent rassurants quant à la répartition des tâches avec l’Office national du Tourisme de Madagascar (ONTM). L’ONTM va s’occuper de tout ce qui est promotion de la destination Madagascar. Ce n’est donc plus à eux d’aller au-devant des négociations pour la défense des intérêts du secteur tourisme à Madagascar. Ce sera à la fédération de regrouper tout le monde, avec comme mission principale d’assurer la compétitivité de la destination Madagascar.

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